Tunisie: Une transition pas terminée.

     

     Le 21 décembre passé, la Tunisie a choisi pour la première fois un président au suffrage universel, depuis son indépendance. Un très fort symbole d’un pays qui fait son chemin envers la démocratie dans un procès de transition pas si lent comme quelques uns le  regrettent et pas si vite comme des autres le souhaitent. La transition pour une démocratie est un chemin plein d’espoir et bons rêves mais plein aussi d’obstacles qu’il faut détruire. Dans ces élections présidentielles  déjà une victoire avec la défaite du président supporté par Ennahdha et groupes religieux en général. Et si l’autre est un sortant du ancien régime il me semble quand même plus capable de défendre la démocratie que le candidat vaincu. Mais si le président a été choisi, la transition n’est pas encore terminé. Dans les chantiers du printemps arabe, le chantier tunisien est le plus avancé mais il existe toujours le risque des glissements. Depuis 2011 et jusqu’à maintenant tout c’est passé dans la presque normalité, du moins sans les convulsions des autres pays du printemps arabe, même s’il c’est passé des événements qu’on fait craindre le pire dans cette transition démocratique. Pourtant la formation des institutions politiques a été la partie la plus facile de celle-ci et c’est a partir de maintenant qu’on verra réellement si la démocratie vaincra en Tunisie. Mais ça prends du temps. Un changement sociale et politique n’est jamais automatique et il dépend plutôt de la mentalité du peuple. Dans ce cas je suis optimiste car je considère la Tunisie comme le pays ayant la mentalité la plus moderne du monde arabe. Cette modernité se doit avant tout au despotisme illuminé de Bourguiba et à la force inouï des femmes tunisiennes sans lesquelles et très probablement la révolution n’aurait eu le même succès. Je crois que la majorité du peuple tunisien veut une démocratie basée dans l’égalité sociale, économique et des genres. Et dans cette quête d’un mieux futur il ne faut pas oublier l’espoir des jeunes, eux aussi guides de la révolution. Dans un pays ou la pyramide des âges est dominée par les jeunes, il n’a aucune doute qu’ils ont et auront un rôle trop important dans le développement de la situation tunisienne. Mais si la jeunesse peut être un triomphe pour la démocratie, peut être aussi une origine de tension, principalement si la situation économique décevoir. Le problème des transitions c’est que les gens croient et attend que tout se passe vite, principalement un développement économique fort et profitable a chaque citoyen et donc il n’a pas de la patience qu’il faut avoir dans ces situations. Mais si la situation prend trop de temps a se améliorer il y a le risque des jeunes se tourner dans des appels très tentants et prometteurs d’un futur excellent et ici je parle de la faiblesse humaine de se laisser aller par des discours pleins de bonne volonté et des mauvaises intentions et par conséquence de la menace salafiste et jihadiste d’où ces membres essayeront sûrement a profiter du mécontentement du peuple pour élargir son influence et conquérir le pouvoir. Et si cette menace n’est pas si dangereuse que dans des autres pays, elle y est quand même pour que la Tunisie fasse attention.
     La Tunisie n’est pas épargnée de l’instabilité et la victoire de la démocratie dépend de la volonté politique a combattre la menace islamiste, a combattre la corruption et a transformer les rêves du peuple en réalité. En mon opinion, la Tunisie est un bon exemple du printemps arabe mais pour voir la fin de la transition et une vraie stabilité il faudra attendre encore quelques années. Tandis que la paix sociale n’être pas achevée, que la jeunesse continuer d’émigrer en poursuite d’une vie meilleure, que la religion continuer a se mêler de la politique, que la division politique entre nord et sud continuer et que la révolution ne porter pas ses bénéfices a tout le monde, les tunisiens peuvent s’alarmer toujours de ce que les entourent. Les élections présidentielles ne sont pas la fin mais une étape de la transition.

   
PS: A l’occasion ou j’écris cet article, Inés Ben Othman et Yassine Ayari, deux activistes ont été emprisonnés injustement. Preuve en comme il y a encore beaucoup a faire et que ce travail prendra encore longtemps jusqu’à une pleine démocratie!

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