Siliana et Zwewla: La lutte pour le vraie printemps arabe.

   

   

    Les derniers jours en Tunisie ont été marqués par deux événements qui montrent bien la désillusion du peuple tunisien envers le résultat politique du printemps arabe et le chemin dangereux que ceci  prend envers une islamisation qui coupe l’espoir d’une vraie démocratie.  D’un coté, les manifestants sont retourné à la rue contre le chômage et les problèmes économiques et sociales, principalement entre les jeunes et d’un autre coté contre une de plus en plus grande politique dictatoriale du pouvoir tunisien d’influence islamiste. Dans la ville de Silliana, un des gouvernorats les plus pauvres de la Tunisie, des manifestations on éclaté cette semaine, pour demander l’expulsion du gouverneur. La récupération économique semble difficile et le miracle attendu avec l’effondrement  du régime de Ben Ali semble ne pas se produire. En plus, tout semble montrer que la Tunisie suit un chemin anti-démocratique et de plus en plus fondamentaliste. C’est un revers avec conséquences inacceptables pour un pays qui a été construit sur la base d’une constitution avec des droits égaux pour tous que les tunisiens ne veulent pas abandonner. Le dernier exemple c’est passé avec le collectif des graffeurs Zwewla desquels deux jeunes ont été arrêtés accusés de troubles à l’ordre public (voir plus ici: Tunisie-Zwewla, le grafitti se révolte). Depuis la révolution tunisienne de Janvier 2011, le pays a connu plusieurs manifestations toutes pour les mêmes raisons qui portent le désespoir d’un peuple et une jeunesse trahies. Et dans ce cas ont doit bien se demander si le printemps arabe est fini. Et la réponse est non. Non, parce que toutes les révolutions passent par un période de transition. Et tant que les objectives de celles-ci ne sont pas atteints, elles ne sont pas terminés. Or, si c’est vrai que l’ancien régime et bel et bien fini, comment on peut dire que les choses ont changé s’il y a toujours une dictature en Tunisie? Et une dictature qui pourra être encore pire que la précédente, car elle veut imposer des règles de comportement et influencer par la religion, toute la société. Comme je dis toujours, les dictatures sont les pires formes de gouvernement mais c’est toujours préférable une dictature militaire ou politique a une religieuse car les deux premières se concernent seulement avec la manutention du pouvoir, alors que la dictature religieuse se préoccupe aussi avec l’imposition forcée d’un monde basée sur la religion, avec des codes restrictifs et lois répressives. Tout ce que les vrais démocrates tunisiens ne veulent pas. La transition est toujours une lutte et les luttes sont toujours imprévisibles. Attendre une fin heureuse pour la lutte tunisienne de la part du pouvoir actuel c’est impossible, donc il faut attendre une réaction encore plus forte que celle qu’a expulsé Ben Ali du pouvoir et dans celle-ci il faut saluer la courage des habitants de Siliana et les jeunes de Zwewla qui montrent une Tunisie fière de sa modernité démocrate.

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